Alerte je n’ai plus le temps de lire

Vous étiez un grand lecteur ou une grande lectrice, mais depuis que vous êtes rentré.e à l’unif / que vous avez eu un enfant / que vous avez adopté un chihuahua / bref peu importe la raison, vous n’avez simplement PLUS LE TEMPS ?

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[Conte] Jacques Fripouille et l’oreille de Dieu

Il était une fois, il y a de ça des dizaines et des dizaines d’années, un jeune homme que l’on appelait Jacques Fripouille.  C’était un véritable bon à rien : il vivait dans le garage en dessous de la maison de ses parents et chaque matin, avant d’aller travailler, il devait demander à sa mère de venir lui nouer ses lacets ! Il ne savait pas cuisiner, aussi il ne se nourrissait que de céréales, dont il avait déjà goûté toutes les saveurs possibles et imaginables, et même plus encore.  Il ne savait pas conduire ni même rouler à bicyclette, aussi se rendait-il chaque matin au travail… en trottinette.

Parce qu’il avait quand même trouvé un boulot, Jacques Fripouille : il était ramasseur professionnel.  Lire la suite

[Journal] Pourquoi écrire ? Récit de la remise du prix de la Nouvelle de Castres 2018

31 mars 2018. C’est un samedi. Le ciel se déverse sur Castres, dans le Tarn. Quelques parapluies empressés filent vers l’entrée de la bibliothèque-médiathèque municipale. Mais qu’est-ce que je fais là ?

Exacte question que je me pose en rougissant en voyant ma photo affichée à l’entrée.  Ici tout le monde sait pourtant que je suis là pour le prix.

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[Texte] Le temps de rêver est bien court

Dans la nuit rouge d’Ispahan, où tous les oiseaux se sont tus, dans leurs demeures aux murs de bruits, aux murs de cendre, aux murs d’ennui, ils vivent encore.  Les gens.  Les gens sont incroyables. Les gens.  Ils continuent de vivre, sans savoir mais sans vraiment ignorer que le sol a bougé sous leurs pieds.

Je veux me souvenir

D’avoir aimé Najmia El Bokhari.

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[Conte] Maman Gégé et son armée chuchotante de boubous

[Conte pour les grands]

Et bien des années plus tard, face au peloton d’exécution, Gégé Katana Bukuru devait se rappeler ce lointain après-midi où elle partit chercher la mer.

C’était un jour bleu et capiteux où la chaleur montait par rafales du sol assoiffé.  Un sol parcouru de petites nervures de sang, que l’on appelait la zone rouge.  Car c’était à cet exact endroit, au confluent du Burundi, du Congo et du Rwanda, entre la mer et la montagne, que les hommes aimaient venir se faire la guerre.  Et entre les treize tribus d’Uvira, il y avait toujours un chef qui ressentait le besoin pressant d’occire quelques-uns de ses semblables.

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